|
|

 |
|

| 01/02/2006 |
NON A LA LEGALISATION DU P2P! (No translation only french news).
Vous le savez tous nos chers députés ont voté une loi légalisant le partage d'oeuvres protégées via le P2P. Le débat fait rage et le probleme est suffisamment grave pour que je me permette de faire connaitre ma position:
Vouloir légaliser le partage d'oeuvres protégées n'est rien d'autre qu'un moyen détourné pour légaliser la circulation de contrefaçons, ce qui me semble paradoxal: On légalise par une forme d'impôt les échanges de fichiers illégaux. Pourtant on ne peut plus parler de copies privées dès lors qu'un système permet la reproduction d'oeuvres destinées à un usage collectif. Le code de la propriété intellectuelle est clair: les copies doivent rester dans la sphère privée et familiale de la personne qui se porte légalement acquéreur de l'oeuvre. Donc les copies échangées via le P2P et mises à disposition de la "collectivité" ne sont rien d'autre que des contrefaçons.
Je me pose même la question suivante: à défaut de changer le code de la propriété intellectuelle, un système qui consiste à autoriser le partage de fichiers illégaux moyennant un abonnement ne s'apparente t-il à de la complicité de fraude? Un "impôt", diront certains, payé pour pouvoir bénéficier de ce système en toute impunité change t-il pour autant le caractère illégal des fichiers en question, même sous couvert de la fameuse "exception à la copie privée".
Tant qu'à faire autorisons les gens à porter de fausses marques moyennant un impôt payé aux producteurs des marques copiées, autorisons également ceux qui ont acheté un véhicule volé à circuler avec, moyennant une prime d'assurance spéciale... On ne sait jamais des fois que ça comblerait les pertes! Légalisons par des impôts reversées aux industries lésées tous les systèmes frauduleux à défaut de pouvoir les enrayer, sous couvert d'"exceptions".
Mais ou va t-on? Ce genre de raisonnement est absurde et dangereux. Il conduit inévitablement au parasitage de l'économie, voire sa destruction. Ce qui est illégal doit être combattu en tant que tel. Le partage de fichiers protégés via le P2P est un système frauduleux qui en fait parti.
Fafa
 | Comments 02.01.2006 thomas tout à fait d'accord. le P2P payant fait le bonheur des fournisseurs d'acces mais tue la création. moi aussi j'aimerai bien aller au resto tous les jours moyennant un abonnement pas cher. mais est-ce bien réaliste?
02.01.2006 thomas non ce n'est pas réaliste. en plus le P2P est illégal dans tous les pays du monde entier. je ne vois pas trop comment un internaute français pourra avoir le droit d'importer un titre venant des états-unis par exemple alors que l'internaute américain pourra etre condamné pour avoir échanger ce titre!
03.01.2006 ben je suis d'accord les artistes ont besoin de pouvoir vivre de leur musique et un systeme d'abonnement ne les aidera pas. il faut payer pour chaque titre téléchargé et que l'artiste touche ce qui lui revient de droit. mais il faudrait aussi que les sites qui vendent de la musique soient moins chers. dans les 1€ ca va mais certains sites vendent les titres plus de 2€ c'est abusé!
03.01.2006 OliV Deux idées découlent de ce phénomène: Cette loi n'est pas réaliste car l'essence même d'internet est (ici via le p2p) la libre circulation de données au niveau mondial. C'est donc complètement utopique de vouloir normaliser cela.
Enfin, désolé pour les producteurs, mais d'un point de vue consommateur, le p2p est un fabuleux systeme pour découvrir de nouveaux artistes et musiques (entre autre par les feat.) donc même si ils ne touchent pas de royalties sur la vente de ces disques sous format cd, ils peuvent toujours esperer vendre plus de vinyls ou avoir un plus grand nombre de participants à leur soirées ( cf soirée du 31 au mix...)
03.01.2006 niko Moi je suis contre le P2P depuis toujours!! ca pu trop, c illégal, la kalité est pourri et c'est des vrai nid a virus. Perso j'achetai enormement de vinyl avant(environ 150/200 €/mois)!! ca va vite a 10€ le vinyl!! Mais aujourd hui j'achete mes MP3 grace a des sites comme neo music store et je trouve le concept genial, pas cher et surtout ca me permet d'acheter encore plus de disk LEGALEMENT et en qualité 320 KBPS !!!
04.01.2006 fafa Oliv je suis d'accord avec toi sur le fait que le P2P est un formidable outil de promotion. Mais à ce moment là des extraits de 2 minutes font l'affaire. Une durée suffisamment longue pour découvrir un artiste sans nuire aux structures qui vont vendre sa musique.
Il faut arrêter avec cet alibi d'outil de promotion qui arrange bien les fraudeurs, car tu sais comme moi que ceux qui téléchargent via le P2P n'en n'ont rien à cirer des intérêts de l'artiste et de sa promotion, ils veulent juste remplir leur discothèque à moindre coût, quitte à frauder. Car le P2P que tu le veuilles ou non n'est rien d'autre que du pillage organisé de répertoire musical. Aucun alibi ne peut le justifier.
Autre chose, car j'ai saisi ton allusion, tous les artistes ne sont pas djs ou organisateurs de soirées. Il ne faut pas tout mélanger. La plupart ne vivent (quand ils y arrivent) que de leurs royalties et droits d'auteurs. Il est donc vital qu'ils soient rémunérés justement lorsqu'un internaute télécharge leur musique.
04.01.2006 Sylvain Il y a aussi l'alibi de "la musique est trop chère"... mais dans le même temps, on a assez d'argent pour s'acheter un iPod ou autre baladeur mp3... Moi je pense qu'il faut développer les initiatives légales non restrictives (sous-entendu sans DRM, si possible en MP3 qui passe partout, optionnellement dans d'autres formats, ... si possible même lossless type FLAC pour garder exactement la même qualité que l'original)
04.01.2006 Sylvain Ah oui, et pour ceux qui trouvent la musique trop chère, combien n'ont que de la musique libre sur leur iPod ?
04.01.2006 Duriez mouais... ce que les députés ont votés n\'est rien de moins que le même système que pour les passages radio, c\'est ça la licence lègale. un forfait payé pour un usage libre, reparti par la suite au prorata de popularité entre les artistes. encore plus de boulot pour les sociétés civiles type sacem... et nous pauvre indés on n\'en verra que les miettes comme d\'hab... maintenant cela dit, et il va falloir vous y faire, la musique n\'est plus un bien de consommation, elle accompagne d\'autres produits qui lui ont pris sa place dans les budgets.
05.01.2006 Sylvain Je recommande cette lecture:
http://www.wouarf.com/blogtk/index.php?2006/01/05/185-une-vision-simple-et-definitive-sur-les-droits-dauteur
07.01.2006 gml Juste une précision, vu que vous semblez l'ignorer, le P2P n'est pas du tout illégal, hin, réveillez-vous, c'est l'échange de fichiers dont vous ne possédez pas les droits qui est illégal. Si je veux diffuser ma propre musique via un réseau P2P j'en ai le droit et c'est légal. Faut arreter de tout confondre..
07.01.2006 Shift Les plus gros consommateurs de P2P sont aussi les plus gros acheteurs de CD/DVD. C'est un fait (de nombreuses études le prouvent) et ce n'est pas le P2P qui a fait baisser les ventes de CD/DVD. Il y a tout simplement eu un déplacement des dépenses de CD vers les portables, l'informatique, la vidéo, la photo numérique,..... Les gens n'ont pas plus d'argent qu'avant. Les maisons de disques n'ayant pas trouvé bon d'épouser les nouvelles technologie suffisament tôt, elles se sont fait rattrapée par elle, n'en déplaise aux artistes. Vu le principe des vases communiquant il est donc normal que si ça augmente d'un coté, ça baisse de l'autre.
Maintenant, pourquoi les offes de téléchargement légale sont pourries ? Tout d'abord, elles sont chers. Vous ne m'enleverez pas à l'idée que 1 euros pour un morceau c'est très cher sachant que par rapport à un CD, il n'y a plus de pochette, de pressage, de distribution, de stockage,... Un mp3 c'est virtuel et ça se recopie à l'infini. A un euro le morceau, on arrive quasiment au prix des CD dans le commerce. A noter que c'est pareil pour la vidéo on demand, à 4.99 euros la vidéo, c'est à 50 centimes près le prix d'une place de ciné donc là aussi c'est ultra cher.
Si on s'intérèsse aux autres facettes du problèmes ça donne un billet de mon blogue http://infernal.quack.free.fr/index.php?2005/01/30/26-telechargez-nous-legalement ou j'explique que la culture est réservé aux utilisateurs de Windows.
Concernant l'ammendement proposé pour qu'une license globale soit mise en place, je suis mitigé. En effet, je ne pense pas que ça tuera les artistes cf la lettre ouverte à Eddy Mitchel http://www.framasoft.net/article467.html et un système similaire existe déjà (la SACEM).
Qui plus est en parlant de non repsect de la loi, les maisons de disques protégeant leur CD ou leur mp3/wma à grand coup de DRM flirtent elles aussi avec l'illégalité car elles interdisent à leur consommateurs d'appliquer leur droit à la copie privée. Les coût des DRM n'est d'ailleurs pas néligeable et peu d'artistes ont ralé contre ça (Mickey 3D l'a fait).
Certains artistes ont peur de cette révolution numérique et de la license globale car elle a de grande chance de ne pas pouvoir être maitrisable dans le sens où ça augmentera sûrement la diversité et les gros artistes ont des risques de voir leurs ventes baisser pendant que des petits artistes auront peut-être l'occasion de se faire connaître et augmenter leur vente. Bien sûr le plus gros problème de la license globale sera (et c'est son plus gros problème) la façon dont on répartira les bénéfices engendrés. Le système de la SACEM bien qu'il profite à de nombreux artistes est aussi très critiqué car il impose des choes hallucinantes. C'est le plus gros problème que je vois dans cette license globale.
Sur ce, l'avenir nous dira ce qu'il en sera :)
Bonne année _o/
07.01.2006 VDK Pourquoi interdire le P2P ?
QUE JE SACHE, LE P2P CE N'EST PAS (et je tiens à le souligner) LE PIRATAGE DE FICHIERS.
Une bonne fois pour toutes : ce n'est pas l'utilisation illégale d'un objet qui rend l'objet illégal.
Evidemment tout le monde va dire que le p2p est majoritairement utilisé pour partager des contre-façons et que les cas de copies privées pur et dur sont quasi nuls.
Mais de là à affirmer que le p2p est illégal...
Je ne compte plus le nbres de fois où des réseaux p2p m'ont grandement rendu service en me fournissant des logiciels (libres, hein, pas de blagues) que je ne trouvais pas sur internet, ou alors m'ont permis de constituer un réseau d'échange avec mes amis pour partager nos productions musicales facilement (eh oui, je suis artiste, bien peu reconnu il est vrai, mais j'en reste un).
Hum hum... Vous voyez qqchose d'illégal là-dedans ? Moi pas.
Quant aux échanges illégaux qui se font sur ces réseaux, même s'ils y prennent une place importante, même si ils peuvent être néfastes à telle ou telle industrie, JAMAIS je ne considérerais le réseau en lui-même comme responsable, JAMAIS. je tiens à ma liberté de diffuser mes oeuvres librement, et à télecharger à moindre mal celles des autres qui les mettent à disposition.
Comme le disait très justement gml, on se réveille et on arrête de crier au loup quand on parle de P2P.
S'il vous plait, merci.
PS : je suis tout-à-fait conscient des problèmes qu'engendrent ces réseaux. Mais les supprimer ne me semblent pas être la solution, et pour mes détracteurs, je ne suis qu'à moitié convaincu par une idée de licence globale qui selon moi ne saurait être un vecteur légal de diffusion de la musique efficace. Le débat reste entier pour la musique, mais arrêtons de parler de supprimer le p2p.
07.01.2006 Sylvain Tous ceux qui basent leur argumentation sur le coût de la musique me font doucement sourire... Eh les gars, oubliez les quantités industrielles des majors et allez voir les labels indés, et écoutez ce qu'ils auront à vous dire sur les coûts liés à la commercialisation de 1000 ou 2000 exemplaires d'un disque... il n'y a pas que le plastique à payer. Pareil sur Internet, il n'y a pas que l'encodage et la place sur un disque dur... Vous qui avez un salaire assuré qui tombe tous les mois, ou avez papa et maman qui répondent à tous vos caprices, je suis certain que pour vous l'investissement personnel et la prise de risque requis pour deveir un artiste vous semble bien étrangers...
Allez expliquer aux dizaines de labels indépendants qui ont disparu ces 3 dernières années, à tous ceux qui vivotent et qui tous les jours se remettent en question pour savoir s'ils pourront continuer à vivre - chichement - de leur musique ou plutôt le faire comme loisir... que leur musique est trop chère et que le P2P ne peut leur être que bénéficaire...
Pour ma part, je trouve que la plupart des labels indépendants ont une approche plus respectueuse (hormis peut-être quelques labels rocks qui veulent exactement les mêmes restrictions que les majors ont réussi à imposer aux distributeurs) de leurs "consommateurs", notamment en proposant souvent leur musique sans DRM, sans limiter les extraits à 30 secondes, et en s'investissant pour promouvoir des artistes qui ne leur permettront jamais de faire fortune grâce à une sonnerie de mobile...
Le client est roi dit-on... et tant que vous vous verrez comme un simple client de musique, c'est sûr que vous raisonnerez comme ça... mais dans ce cas, vous ne devez pas avoir une consommation de musique très enrichissante... bien qu'elle ne vous coûte rien...
07.01.2006 Shift Sylvain< Justement, les grosses maisons de disques ne prennent plus de risques et récupèrent les artistes des petites maisons de disques. Malgré tout les CD des grosses maisons de disques sont souvent plus cher que ceux des indépendants. C'est aussi une raisons de la mort des petits labels : les grosses majors leur piquent leurs meilleurs artistes. Ce n'est pas le consommateur le principal responsable.
Quant au prix, je parle uniquement de la baisse dû au changement de la distribution (web versus camion/magasin). La distribution web a un moindre coût que celle par camion et magasin. Dans ce sens, les prix des morceaux vendus en ligne devrait être plus faible. Mais personne n'a dit qu'il devait être quasi nulle. Qui plus est les artistes touchent moins via les morceaux vendu via le web car on leur a souvent fait signer des contrats qui réduisent encore plus leur part. C'est pour ça que certains artistes ne veulent pas être disponibles sur les sites de vente en ligne.
Ensuite, évite de faire des hypothèses foireuses sur nos parents ou notre salaire. Pour ma part je pense en effet bien gagner ma vie mais je ne le dois plus à mes parents depuis très longtemps. J'aide d'ailleurs financièrement ma soeur qui n'a pas ma chance.
Le combat n'est donc pas qu'entre les maisons de disques et les consommateurs mais surtout entre les grosses maisons de disques et les petits labels. C'est aussi aux artistes d'arrêter d'être attiré par les sirènes des grosses majors qui leur promettent monde et merveille. En faisant ça il participe à la mort des petits labels largement plus que les consommateurs eux-mêmes.
Et oui, on parle de "client" et de "consommateur". C'est tout de même ce qu'on est vu qu'on "achète" de la musique.
07.01.2006 fafa j'utilisais evidemment un raccourci en rapport avec le contexte. raccourci que tout le monde utilise d'ailleurs. j'aurai du préciser "non à la légalisation des échanges de fichiers illégaux via le P2P", mais tout le monde avait bien compris ne jouons pas sur les mots.
07.01.2006 Sylvain monts et merveilles :p... Sinon pour les ventes dématérialisées, je connais un peu le sujet, et les frais les plus élevés - en France au moins - sont les frais bancaires (il suffit de demander à vos banquiers les commissions sur les paiements à 1 Euro dans le cadre d'une solution de paiement sécurisé par Internet: chez un Ecureuil qui se dit très concurrentiel, c'est déjà 46 cents par exemple... sans parler de la location mensuelle du système). Evidemment la bande passante non plus n'est pas donnée (il ne faut pas croire que les tarifs soient les mêmes que dans le domaine de la fourniture d'accès)... et la bande passante n'est pas consommée que sur les ventes, mais aussi - et surtout - sur les écoutes... tout ça, ça ne favorise pas l'entrée de petits acteurs sur ce "marché"... Pour avoir connu, au moins partiellement, les budgets investis dans la plateforme plus que bancale qu'est e-Compil, je me dis que les majors ont les moyens de dilapider des budgets n'importe comment... tout en allégeant allègrement leur masse salariale d'un autre côté et en criant au loup du vilain téléchargeur qui empêche la découverte de nouveaux talents pour la dernière génération de téléphone portable.
Les charges sont différentes selon les canaux de distribution (les bénéficiaires aussi, aujourd'hui ce sont surtout les banques et les opérateurs), mais existent toujours... (des ingénieurs, de la connectivité de qualité, les équipements et leur sécurité pour tout ce qui est dématérialisé) et la musique, à l'unité, reste moins chère en téléchargement qu'en magasin. Maintenant, le marché du téléchargement est encore émergent, et la priorité devrait surtout être donnée à l'interopérabilité des fichiers achetés plutôt que de vouloir toujours enfermer le "consommateur dans un carcan". Pourquoi ne pas vendre du MP3 ? Partir du postulat qu'un consommateur est un pirate qui mettra forcément à disposition sa musique en libre téléchargement pour le monde entier n'est assurément pas une bonne façon de traiter le client/consommateur j'suis complètement d'accord, moi je suis sur Mac, et mon choix est plutôt restreint en plateforme légale "généraliste"... mais rien n'empêche le consommateur de se détourner des plateformes qui se plient aux desiderata des majors en imposant des DRM limitant la copie privée... De toutes façons, même si Apple est leader, l'allégeance de tous les autres (même Real depuis peu) à Microsoft, souvent contre "subvention/règlement de litige", ne laisse pas augurer du meilleur quant au contrôle de la musique (ou de la video d'ailleurs).
Naïvement pourtant, je pense qu'à long terme les indés ont beaucoup plus à gagner de l'élargissement de l'offre légale sur Internet, alors qu'aujourd'hui ce sont les premiers à souffrir (par manque d'influence sur la distribution, de capitaux pour investir alors qu'il faut d'abord survivre, etc) du téléchargement "pirate".
07.01.2006 Shift Sylvain< Je te rejoins totalement sur cette position.
Et comme toutes nouvelles technologies, des intermédiaires viennent essayer de récupérer leur part de gateaux : banques, distributeur de musique comme OD², entreprises informatiques comme Microsoft/Apple/Real, les maisons de disques qui augmentent leur marge, les sociétés de services, les hébergeurs,... Perso j'ai acheté le mois dernier un CD sur le site perso d'un groupe pas très connu (Les petites bourrettes) et ça m'a couté 15 euros le CD avec frais de ports inclus. Alors comment se fait-il que les maisons de disques n'arrivent pas à faire des prix similaires ?
Quel débat en tout cas ! :)
07.01.2006 christelle pour le meilleur et pour le peer! ok je sors...
07.01.2006 bruno et moi je crains le peer pour l'avenir des indés.
08.01.2006 marc Le P2p concerne tout ce qui est échange de données et en particulier échange de voix.
Interdire le p2p revient donc à interdire la voix sur IP et bien d'autres chose. Sollipsis, un logiciel p2p développé par France Télécom R&D, ne nuit pas que je sache ni à la culture ni à l'industrie de la musique. Aussi, quand on parle de p2p, il faut savoir de quoi on parle.
Je ne vois pas bien quelle différence il y aurait entre la redevance télévisuelle et la licence globale optionnelle. Je rappelle qu'aucune étude n'a montré l'impact négatif du p2p sur l'économie, et l'effet contraire a été constaté aux Etats Unis. Il ne s'agit donc pas de crier trop vite au loup. Je rappelle également que la SACEM se sert déjà allègrement en taxes sur les CD vierges, clés mp3 ou autres disques durs vendus. Pourtant je n'achete pas personnellement de CD pour graver du Johny Halliday mais des logiciels libres. Pour moi, la taxe sur les supports revient à faire du détournement de fond.
La licence globale optionnelle me semble bien plus juste. Mais cela bizarrement, le gouvernement ne le dit pas. Enfin c'est pas si bizarre que ca, des membres influents de l'industrie musicale sont très proches du gouvernement.
Et fait gaffe, le projet DADvSI promet d'imposer tout dispositif technique permettant de tracer, contrôler , espioner ? l'internaute (voir www.againsttcpa.com ou encore cette vidéo : http://www.lafkon.net/tc/ ).
Enfin, DADvSI est d'inspiration américaine, et provient d'un traité de l'OMPI inspiré par l'industrie musicale (RIAA en téte, cf. déclaration de Genève 2004).
La DRM de Sun est intéressante. Comme Sun le souligne justement, il ne s'agit pas d'espionner l'internaute (DRM proprio ou TCPA) mais de l'identifier.
Avec ce projet de loi, je crains une dérive techno-totalitaire. Le risque de dérive serait à mon sens largement atténué par la licence globale.
08.01.2006 hilde je ne suis pas d'accord, le P2P n'est qu'une extention de ce qui se passait avant entre pote ( "je te prete mon CD si tu veux" )
09.01.2006 bruno je n'ai rien contre le P2P en lui même, c'est un formidable outil, qui permettrait notamment de proposer des titres moins chers que les plateformes traditionelles et de mieux rémunérer les artistes puisque le coût de la bande passante est moindre. si les majors avaient compris l'intérêt du P2P des le début, on aurait de super plateformes P2P légales aujourd'hui. mais ce n'est pas le cas et d'autres systemes se sont imposés. alors pourquoi vouloir parasiter les modeles économiques qui se mettent en place et laissent entrevoir une possibilité de rémunération correcte pour les artistes. il me semble évident que légaliser les échanges de fichiers moyennant un abonnement de 5 a 10 € par mois est totalement irréaliste d'un point de vue économique. c'est la mort assurée des plateformes traditionnelles et des nouveaux talents.
pour ce qui est de la DRM, je n'ai rien contre, à condition qu'elle autorise l'internaute à copier les titres un nombre raisonnable de fois, et surtout qu'elle n'empêche pas l'interopérabilité des formats. ce n'est pas normal que la DRM crée une ségrégation technologique selon que l'on utilise un PC, un MAC ou certains logiciels. la musique doit être accessible à tous. j'espère donc que les majors se serviront de la DRM libre qui arrive bientôt sur le marché et qui n'empêche pas les conversions de formats.
09.01.2006 fafa bruno j'adhere totalement à ton point de vue. libérer la musique sur le net passe obligatoirement par l'interopérabilité. ce qui implique faire sauter la DRM ou imposer la DRM libre (qui permets la conversion de format).
09.01.2006 VDK méfions des raccourcis trop rapides, certains seraient bien capables de les prendre au mot
09.01.2006 Gimmy bruno: "pour ce qui est de la DRM, je n'ai rien contre, à condition qu'elle autorise l'internaute à copier les titres un nombre raisonnable de fois, et surtout qu'elle n'empêche pas l'interopérabilité des formats."
Bon pour le second points je suis entièrement d'accord. Pour le premier là le problème est que les besoins sont complètemets différents pour chacun et ce que tu appelles raisonnable ne l'ai pas forcément pour tout le monde. Prenons un exemple typique pour un foyer "classique" aujourd'hui ou dans un futur proche (parents et enfants portés sur les nouvelles technologies):
Taille du foyer:
4 personnes (2 enfants, ca va c'est a peine en dessus de la moyenne, mais faut bien arrondir).
Plateformes permettant de lire des fichiers musicaux:
- 3 ordinateurs dans le foyer (2 pc + 1 portable, on est que 2 chez moi et c'est ce qu'on a alors je me trouve encore raisonnable :p )
- 4 balladeurs numériques (1 chacun, ben oui faut pas faire de jaloux)
- 1 auto-radio (admettons qu'il n'y a qu'1 voiture dans notre foyer type ce qui n'est pas toujours le cas)
- 1 console de jeux (ex: XBox 360 peut embarquer un Disque Dur et lire des fichiers audios)
- 1 chaine-hifi
Voilà donc celà fait 10 plateformes différentes (j'aurai pu en ajouter d'autres, genre platines de salon, mais 10 c'est un chiffre rond qui me parait tout à fait acceptable) qui peuvent potentiellement accueillir les morceaux de cette joyeuse famille (ce que je ne trouve pas du tout farfelue celà peut très bien devenir mon cas dans les 10 années qui viennent et ni moi ni ma copine ne sommes des cadres, pire elle est en contrat de qualif et ne touche même pas le smic).
Donc nous disions 10 plateformes, on peut rajouter des copies sur cd/dvd/clé usb/disque externe(...), parce que faudrait pas les perdre ces fichus fichiers, combien de fois nos un peu moins joyeux cobayes pourront-ils changer les morceaux de leurs balladeurs numérique (non parce qu'ils n'ont pas tous des ipod 40Go où ils peuvent charger 1 fois pour toute tous les morceaux, faut pas déconner, au prix de ces bestioles, faudrait pas trop gater les moveux :D )?
Donc pour conclure ma démonstration (chacun en pensera ce qu'il voudra), personnellement je suis totalement contre toute limitation de l'usage des oeuvres que j'achète. Je n'achète quasiment plus de CD tout simplement parce que je ne la lis que sur PC ou baladeur MP3 et que souvent, soit ils ne passent pas, soit je ne peux pas facilement les encoder. Je vais aux concerts des artistes que me plaisent, j'achète les DVD de concerts parce que eux ont une valeur ajoutée au niveau de la qualité du son (5.1, DTS...) ou encore des bonus et je n'achète pas sur les plateformes de téléchargement légaux parce que je ne trouve pas systématiquement ce que je veux, que je ne peux pas le lire sur mon vieux balladeur et que je suis totalement opposé aux systèmes de DRM comme je l'ai dit plus tôt (intéropérabilité, limitations...). Par ailleurs je ne suis pas favorable à une légalisation des échanges massifs et sauvages, parce que si personnellement je "compense" la perte pour les artistes que j'aime (et que je télécharge) de différentes façons, ce n'est pas le cas de tout le monde. De plus, celà ne me poserait aucun problème de payer leur due aux artistes que je télécharge ET (parce que ca c'est crucial) que j'aime, mais pour un produit qui me convient, pas une galette qui va moisir dans un placard et que je n'aurais jamais écouté ou un fichier bourré de DRMs dont je ne pourrais disposer à ma guise (je n'ai pas dit distribuer au premier venu).
En celà la loi DADVSI ne me satisfait pas du tout comme beaucoups, et autant les amendements sur la license globale sont discutables, autant ils permettent aujourd'hui justement de discuter encore de ce problème épineux contrairement au souhait de notre cher ministre de la culture qui se voyait déjà passer des fêtes de fin d'année au chaud avec sa loi votée en urgence par 4 pauvres députés à minuit veille de fêtes.
09.01.2006 Benjamin Thominet bonjour
j'ai écrit plusieurs articles sur le sujet, voici les liens. Dans chaque article, vous trouverez des liens vers encore d'autres documents tres intéressants
http://thominetweb.free.fr/spip/article.php?id_article=2
http://www.ratiatum.com/journal.php?id=2086
http://thominetweb.free.fr/spip/article.php?id_article=6
bonne lecture
10.01.2006 fafa hilde je ne connais pas beaucoup de personnes qui peuvent prétendre avoir des millions de potes! :)
10.01.2006 fafa ps: ouvres un resto et invites tes millions de potes à venir y manger autant de fois qu'ils veulent pour 5€ par mois. c'est la faillite assurée. tu vois ou je veux en venir?
le gratuit ou le bradé à grande échelle c'est "cool" pour certains, mais beaucoup moins pour d'autres. il faut trouver un juste milieu. et je pense que la license globale à un coût dérisoire est une mauvaise solution. pour le moment en tout cas, car elle pose trop de problèmes. comment être sur que les mesures d'audience seront fiables pour rémunérer correctement tous les artistes, et pas seulement les gros vendeurs, comme le fait la sacem lorsqu'elle pratique une perception au forfait. et surtout la license globale constitue une entrave économique importante aux modèles existant.
benjamin je te remercie pour tes articles que j'ai trouvé très pertinents et nos positions ne sont pas si éloignées finalement. mais comme le souligne également un article que j'ai lu grace à un de tes liens, "un texte de loi sur les droits d'auteurs doit veiller impérativement à ne pas constituer une entrave économique majeure au développement d'un modele ou d'un autre". et c'est la que le bât blesse. car si certaines études se plaisent à essayer de nous démontrer que les revenus engendrés par la license globale peuvent combler les pertes de l'industrie, ces études "oublient" de quantifier les pertes que le P2P va occasionner aux plateformes commerciales. ce qui est d'autant plus grave pour les artistes français que si les plateformes françaises type fnac, virgin et autres font faillite il ne faudra pas compter sur les plateformes étrangères pour vendre et défendre la musique française!
12.01.2006 Sébastien Léger Demain je vais aller au monoprix et je vais me servir comme un porc dans les rayons et repartir sans payer.
Normal apres tout non ?
12.01.2006 Marc Riviera Personellement,je pense que la solution miracle n'existe pas...il y aura toujours une victime dans cette histoire. Pour ma part, je concois tout à fait que le p2p est un exellent moyen d'obtenir de la musique gratuitement.Dans mon cas je le considèrerais comme une avance.Etant DJ (fort débutant hein...) il permet de me faire connaître autour de moi.Je parle d'avance dans le sens où, étant débutant, je n'ai pas les moyens de me payer des vinyles (surtout après mes achats de matériel).Il suffit en fait de rentrer dans un cyle: au plus on est connu, au plus on a de chance de se faire engager quelque part...et une fois que l'on y travaille, c'est l'établissement qui paie les achats de vinyle.Je parle "d'avance" car le p2p est le meilleur moyen de rentrer dans ce cyle.Il est vraî que c'est au détriment des artistes, qui on du se battre mainte fois avant d'arriver à la place où ils sont maintenant. Mais il faut rappeler que, malgrès l'essor des platines disques, c'est le vinyle est toujours présent physiquement (et dans le cœur) des dj.
12.01.2006 Sébastien Léger "Mais il faut rappeler que, malgrès l'essor des platines disques, c'est le vinyle est toujours présent physiquement (et dans le cœur) des dj."
Plus pour tres longtemps.
13.01.2006 estelle mouais. les arguments des uns et des autres se défendent. moi ce qui me dérange surtout dans cette loi c'est qu'on essaie de légaliser quelque chose d'interdit parce qu'on n'arrive pas à le contenir. c'est typique des politiques qui ne savent pas comment régler un problème. ca me rappelle l'emergence de la techno et des raves parties qu'on a essayé d'interdir pendant des années, et devant l'ampleur du phénomeme les politiques ont essayé de récupérer le mouvement apres avoir tout fait pour l'interdire à coups d'arrétés préfectoraux et de divisions de CRS. la c'est pareil, certains députés se sont dit pourquoi ne pas faire de la recup en votant une loi qui fera plaisir aux jeunes et grater des voix electorales puisqu'on ne trouve pas de solutions pour interdire les téléchargements illégaux! des qu'un mouvement populaire aupres des jeunes échappe au contrôle des gouvernements on essaie d'abord de le mater et l'interdire , et si on y arrive pas, on fait de la recup. qu'ils aillent se faire foutre!!
13.01.2006 yann je ne voyais le problème sous cet angle mais j'avoue que tu n'as pas tort.
13.01.2006 david le vinyl existera toujours sebastien (sebastien leger le dj?), mais comme un objet collector. je pense effectivement que les djs professionnels vont l'utiliser de moins en moins, le format numérique offre beaucoup plus d'avantage: moins lourd, gravable depuis une chambre d'hotel avant de commencer un set, mixable sur des platines perfectionnées (pioneer), possibilité de s'échanger entre djs des promos, bootlegs, edits... bref quels sont les avantages à mixer du vinyl aujourd'hui? de la à vouloir que les téléchargements soient gratuits pour avoir des nouveautés qui permettent d'alimenter ses dj sets à moindres frais faut pas pousser mémé non plus, hein marc!
13.01.2006 Marco Marc Riviera, j'imagine que tu ne demandes pas à te faire payer pour des mixes de titres que tu as téléchargé "gratuitement". Et pourquoi n'as pas tu volé le matériel aussi ?
14.01.2006 Marc Riviera Pour le matos c'est plutôt le magasin qui a faillis me voler, mais là n'est pas le problême. Moi je vois la situation comme étant jeune étudiant donc j'ai pas encore les moyens de me payer x vinyles par mois.Je suis conscient que ce n'est pas une escuse mais j'ai des circonstances atténuantes Mr le juge,non ?
14.01.2006 Sylvain Je vois que tu as les moyens de t'acheter le matériel, mais pas la musique, pourtant il coûterait moins cher d'acheter un logiciel de mix MP3 (voire d'utiliser des versions de demo) et des MP3 en ligne par exemple, donc non, ton raisonnement ne tient pas la route. Perso quand j'étais étudiant, je travaillais l'été, ça me permettait de m'acheter du matos, et je m'achetais des vinyles avec le cachet des soirées dans lesquelles je mixais... et pourtant Napster existait déjà. Je pense plutôt que c'est une question de mentalité... c'est comme les graphistes, web designers qui utilisent des logiciels piratés, mais se font payer sonnant et trébuchant par leurs clients... ils oublient un peu vite qu'il y a des gens qui ont créé les logiciels derrière et qu'eux aussi aimeraient bien être payé à leur juste valeur...
L'argument du pauvre étudiant qui n'a pas les moyens alors qu'il a du matériel de mix, un ordinateur, un abonnement Internet haut débit à payer tous les mois... et sûrement bien d'autres choses de "confort" ne tient pas plus la route que celui qui consiste à dire qu'il faut que le P2P soit gratuit pour l'accès de tous à la culture... sauf que tous ça n'inclut déjà que ceux qui ont les moyens d'avoir un ordinateur et un abonnement mensuel... et encore, dans une zone couverte.
15.01.2006 maat Sébastien Léger a écrit :
|Demain je vais aller au monoprix et je vais me servir comme |un porc dans les rayons et repartir sans payer. Normal apres |tout non ?
Il y a une différence majeure... les biens que l'on trouve au monoprix sont des biens matériels... non reproductibles sans un cout important... et puis le boulanger du coin lorsqu'il fait une baguette ne la vend qu'une fois... quand un "artiste domestiqué" fait une chanson il ne la vend pas une fois mais trente mille ou un million de fois pour les plus gras :-/
Si l'on vole la baguette du boulanger... il ne lui reste rien... si l'on copie une de ses chansons... elle reste tout de même dans les mains de l'artiste... le prejudice causé dans un cas est majeur et évident... dans l'autre il est discutable d'un point de vue éthique... d'autant plus que la nocivité du p2p sur la création, bien que rabâchée inlassablement, et toujours par les mêmes, n'est pas prouvée loin s'en faut... même le rapport Vanneste admet que séparer l'impact du téléchargement sur l'industrie musicale reste des facteurs serait très délicat... parmi ces autres facteurs on retrouve la gestion marketing des grands maisons qui concentre la communication sur un pool réduit d'artistes, l'émergence de nouveaux centres d'intérêt... les DVDs, la téléphonie mobile, les consoles de jeu, l'internet qui acaparent logiquement une partie des budgets loisirs... qui ne sont pas extensibles à l'infini :/
La dernière étude faite par la FNAC avance que cet effet serait mineur... et l'étude sur l'effet longue traine menée à Harvard montre que les "petits" artistes seraient au contraire bénéficiaires ce ce mode de fonctionnement.
Au passage, en cumulant les ventes de CDs, de DVDs et les ventes de musique en ligne... on réalise que l'industrie phonographique ne s'est jamais aussi bien portée... ça permet de ralativiser le discours sur la dangerosité réelle du p2p... même "illégal".
Qu'on souhaite encourager la création... que l'on cherche à rétribuer correctement le travail artistique me semble plus que souhaitable... nécessaire... mais que sous ce prétexte on cherche à imposer un système de flicage globalisé digne du roman 1984 de Georges Orwell me semble relever du tour de passe passe antidémocratique...
Soyes bien conscients que les DRMS ne s'arrêteront pas à la musique et aux droits d'auteurs... et rien n'est fait dans DADVSI pour limiter la porté de la chose.
Nous avons déjà des livres lisibles mais non imprimables... consultables un certain temps...
http://www.numilog.com/numidrm.asp
Gutenberg se retournerait dans sa tombe de voir ce qu'on veut faire de son héritage.
Même dans internet explorer des DRMS ? Ben voyons... très utile pour protéger la création artistique :(
http://solutions.journaldunet.com/0305/030526_ie.shtml
Faites bien attention messieurs à ce que vous voulez léguer à vos enfants... si vous vous trompez d'ennemi... votre ennemi réel lui ne se trompera pas !
24.01.2006 David Duriez Que ce débat est compliqué... Je m'exprimerais plus tard...
en attendant même les jazzmen s'y mettent :
http://www.ratiatum.com/news2782_Les_Jazzmen_pour_une_licence_globale.html
Trés interressant....
24.01.2006 johnny tu t'es jamais demandé pourquoi tonnom c'était devenu une expression
25.01.2006 fafa "Nous soussignés, musiciens de Jazz (et pour la plupart compositeurs membres de la SACEM ) nous opposons de la façon la plus ferme à la répression à l'encontre des utilisateurs de téléchargement P2P sur Internet, tant que cette activité reste dans le strict domaine privé", commencent les signataires réunis à l'iniative de l'Union des Musiciens de Jazz (UMJ), membre de l'Alliance Public-Artistes qui soutient la licence globale.
Alors ça c'est quand même la plus belle anerie que j'ai entendu depuis le début de ce débat. "Oui au P2P tant que ça reste privé". Une copie privée c'est une copie qui reste à la maison, pas qui s'échange sur des millions d'ordinateurs!
25.01.2006 christophe le P2P n'est qu'un échange de copies privées non?
25.01.2006 karim le P2P est un échange de contrefaçons, puisque il permet à des copies censées rester dans le cercle privé et familial de s'échanger dans le monde entier. effectivement la revendication de l'UMJ (Union des musiciens de Jazz) est un non-sens. c'est comme si quelqu'un revendiquait "oui aux échantillons gratuits payants"!
25.01.2006 johnny ya du bon ya du mauvais
25.01.2006 johnny C'est marrant, quand on descend un peu surcette page une une ligne avec des petits tirets qui sert de marge. Et quand on va tout en haut de cette page cette ligne verticale s'acolle à la ligne horizontale. Ca fait bien.
25.01.2006 David Duriez un article intérressant sur les couts du marketing de l'industrie musicale : http://news.bbc.co.uk/1/hi/entertainment/4642362.stm#1 - et c'est là où toute cette industrie est dépassée... il se voit encore marketer des artistes comme des on market des voitures...
25.01.2006 Sébastien Léger Matt à écris :
Il y a une différence majeure... les biens que l'on trouve au monoprix sont des biens matériels... non reproductibles sans un cout important... ////// ET ALORS ? que ce soit materiel ou pas, là n'est pas la question, la question est que la musique qu'un artiste sort, qu'elle soit materielle ou virtuelle est SONT SALAIRE, de quoi vivre. Y'a aucun debat sur ce sujet. IL FAUT STOPPER LE P2P. POINT BARRE.
26.01.2006 HK un artiste avec un salaire ??
c'est pas un artiste c'est un artisan
je sors un album par an, non pour une raison artistique pressante mais il faut bien que je vive ma petite dame
Voila ou ces "artistes" en sont arrivés
meme si l'industrie musicale s'ecroulait ce ne serait pas les artistes qui disparaitrait mais les personnes qui se font du beurre dessus.
le p2p est le syndrome de cette génération "tout nous est du" c'est vrai
mais c'est comme avoir un couteau dans sa cuisine, tu peux t'en servir pour decouper tes legumes ou le planter ans le dos de ton voisin.
tout est question d'utilisation
26.01.2006 Sébastien Léger En l'occurence, le couteau ci present sert à 99% des cas à piocher comme un porc dans une librairie sans payer quoi que ce soit.
Ne jouez pas sur les mots et les feintes à 2 balles (cf un artiste avec un salaire ???). Le problème est serieux. Il y'a eu un reportage d'un politique qu'on interrogeait à propos du peer 2 peer, la question etait "savez vous qu'est ce que le peer to peer?" , et le gars de repondre " Bien sur ! c'est un logiciel qui sert a faire des copies privées chez soit!".... Bravo....
27.01.2006 bob fafa j'ai lu sur un autre blog (nanoblog.com) que finalement tu n'es pas si contre la license globale. ton opinion ne serait elle pas en train de fléchir? lol
27.01.2006 fafa Non pas du tout. Je dis simplement que je serai contre la license globale tant qu'elle constituera une entrave aux modèles existants et à la juste rémunération de l'artiste. Toutefois, le but d'un débat étant, entre des positions opposées, étant d'arriver à un conscensus, je serai prêt à accepter le deal suivant: Que la license globale represente par rapport aux plateformes commerciales ce que ED représente par rapport aux supermarchés traditionnels. Je m'explique: Si face à un supermarché s'en ouvre un autre qui propose de se servir librement dans les rayons moyennant un abonnement mensuel, c'est la mort assurée de celui qui est en face. Mais lorsqu'un ED ouvre, il s'adresse à un autre type de consommateur: celui qui veut avant tout faire des économies quitte à avoir un produit de gamme moins élevée. Ne pourrait-on pas appliquer le même schéma à la vente de musique on-line? C'est à dire que via la license globale ne soient téléchargeables que des MP3s (pas de lossless), non copiables, traçables afin d'être sûr que les artistes soient rémunérés, non interopérables, drmisés, avec un nombre de downloads limités en fonction du prix de l'abonnement, le tout avec l'accord des artistes. En contre partie, les plateformes traditionnelles vendent des fichiers lossless (MP4/ flac/ aac.. il faut que le MP4 remplace rapidement la norme MP3), interopérables, possédant des bonus (interaction sur les pistes, pochettes, partitions, remixes...), et copiables un nombre raisonnable de fois. Bref que les producteurs fassent un peu plus d'efforts pour vendre un produit qui justifie enfin son prix et donne envie de l'acheter, comme lorsque nous étions fiers d'acheter un cd avec une belle pochette et de posséder l'objet, ce qui n'empêche la vente de sous-gammes non concurrentes afin de générer des revenus supplémentaires. Qu'en pensez-vous?
27.01.2006 paco pas con du tout ce que tu dis. si on arrive à le mettre en pratique c'est même une solution géniale.
27.01.2006 fab mouais. ché pa tro koi en pensé. si c'était la solution pourkoi personne n'y aurait pensé avant?
27.01.2006 cédric en gros c'est comme si les plateformes commerciales vendaient des télés couleurs et qu'on laisse le P2P vendre des télés noir et blanc. lol. vu comme ça pourquoi pas.
29.01.2006 David Duriez hmmmm... oui ton point de vue est intérressant mais c'est un peu déjà ce qu'il se passe. Si tu va sur Soulseek ou Kazaa tu as (souvent) des fichiers de moindre qualité, tronqués ou mal encodés. Dans un sens la license globale permettre de rémunerer les artistes les plus populaires sur le fait qu'ils sont téléchargeable sur ces réseaux (mais là rien n'est dit sur la qualité, on a ce qu'on trouve). La license globale ne fera que legaliser le téléchargement des fichiers mis à disposition. Ca n'empechera pas de vendre un bon vieux lossless ou un MP3 320khz à celui qui en voudra. Mais ça n'empechera pas non plus le gentil opportuniste sans scrupules, d'acheter un fichier MP3 sans DRM chez nous (et oui nous respectons le consommateur nous monsieur ;-) et de le mettre à dispo sur un réseau peer to peer, et ça en tout légalité. Maintenant sur le problème de la license globale, je suis partagé. Comme je l'ai déjà dit, il ne s'agit, à mes yeux, que d'un systéme comparable aux rémunérations équitables comme celles pratiquées par la Sacem ou l'Adami. Qui s'en plaint de nos jours ? Qui a encore peur des radios FM ? Du magnétoscope ? Même si toutes proportions sont à garder car le graveur de cd permet, il est vrai, de copier indéfiniment, et à l'identique (bits numériques 1-0), la source (cd, dvd, jeux, etc...) de son choix. Je pense que l'industrie musicale doit plutôt revoir son modéle économique (et croyez moi, elle le fait en douce, pendant qu'elle se plaint...) - le téléchargement ne fait PAS fléchir les ventes à mon opinion; il y a eu quelques études là dessus dont il faut que je retrouve le lien. Il est bon de penser que si les majors (qui contrôlent le marché de la musique) avait su réagir avant et embrasser Internet comme un formidable outil de promotion de la culture (et de la sous-culture heureusement aussi), les choses se serait passées autrement. Il sera bon de regarder le passé dans ne serait-ce que cinq ans et de compter les erreurs monumentales de l'industrie du disque au niveau mondial. On peut déjà y voir clair pour expliquer la baisse des ventes de disques : la sur-diversification des loisirs donc le report des budgets sur autre chose que la musique : les jeux vidéo, la téléphonie mobile, les dvds (pour combien de temps encore ?) - une place de cinéma coute 9.50 € dans un multiplexe, un album de Daft Punk ou de Madonna autour de 17 € en prix nouveauté avant de passer à plus de 20 €. Y'a pas moyen de payer pour tout ça ! (J'entends déjà les étudiants hurler mon nom...ahahahaha, hey j'ai pas dit que si on peux payer on peut l'avoir quand même, non mais !) Enfin bref je m'égare. Pour en revenir à license globale, j'y vois des points positifs mais aussi (et surtout) des points négatifs. Il est évident que sa mise en vigeur changerait radicalement la donne sur un marché trés pertubé, mais pourquoi pas dans le bon sens ? Un disque coute cher à produire parce que les maisons de disques dépensent des fortunes à marketer n'importe quelle pseudo-idole. Partant du principe que je n'ai jamais porté l'industrie musicale dans mon coeur, je ne suis pas contre un (gentil) coup de pied dans tout ce bouzin.
01.02.2006 fafa personne n'a peur de la radio car le son n'est pas le même que sur le cd et les titres sont souvent tronqués. bref ce n'est pas de la concurrence à la vente de musique. rares sont ceux qui s'amusent a piquer un titre à la radio pour le graver sur un cd et le faire circuler sur internet. par contre la license globale fait concurrence aux plateformes traditionnelles. si les internautes peuvent acheter massivement à moindre coût du brique rouge via la license globale, pourquoi paieraient ils plus chers les mêmes titres vendus sur beatport et neo. oui pour un coup de pied dans le "bouzin", comme tu dis, mais pas au détriment de modèles en développement. si neo, beatport etc... disparaissent, ce sont les indés comme toi et moi qui disparaitront avec puis nos artistes. car ce sont bien les ventes on-line qui vont combler le manque à gagner et sauver les labels et artistes en péril. mais si ça se fait au rabais tout le systeme va se casser la figure.
01.02.2006 mat e suis d'accord. je commence moi même à faire de la prod et j'espère pouvoir en vivre un jour. il me semble évident que j'en vivrai mieux si mes titres sont vendus correctement sur des plateformes comme itunes et beatport que si on peut se les procurer gratuitement ou à un prix dérisoire grace au P2P. ceci dit je ne suis pas vraiment inquiet j'ai lu des articles comme quoi les systemes d'abonnement qui existent aux usa (comme kazaa) font tous faillite car les internautes ne veulent pas se limiter a acheter que sur une seule plateforme, et il faudrait qu'ils s'abonnent a plein de plateformes si ils voulaient avoir du choix. l'achat au titre par titre reste le moins contraignant, même si ca revient plus cher. ps: il semblerait que kazaa va déposer le bilan à cause de leur systeme d'abonnement.
01.02.2006 fafa mat tu as tout à fait raison et effectivement les plateformes qui ont mis en place des systèmes d'abonnements à l'étranger ne fonctionnent pas, des études viennent d'être publiées à ce sujet. il semblerait que les internautes préfèrent acheter au titre par titre car les catalogues proposés via abonnement sont trop peu fournis pour justifier la contrainte de l'abonnement. comme tu le soulignes justement il faudrait cumuler plusieurs abonnements pour arriver à un choix aussi grand que sur itunes par exemple. il semblerait donc que ceux qui se sont essayé à des formules avec abonnements reviennent à la formule classique de l'achat titre par titre. kazaa est effectivement au bord de la faillite car sa formule par abonnement n'a pas réussi à faire barrage à la progression de itunes, qui vient d'annonçer 83% de part de marché!
03.02.2006 jerem je voulais juste apporter une petite chose bon je ne suis pas pour le P2P et je ne vais pas redire ce qui a deja ete dit, je prefaire 10 fois plus acheter mes disques via le label des artistes et meme je n'aime pas reelement le format mp3 mé il y a des fois ou le P2P ma aidé a trouvé des morceaux que je ne trouvé nul part ou alors les disques etants trop vieux n'etant plus commercialisé bref cela ma permi de les aquerir mais c'est sur quand je retrouve la plaque ou le son sous forma digital de bonne qualité je l'achete direct...bref ci j'ai eu recoure au P2P c'est souvent que je n'avais pas d'autre possibilité qui souvrais a moi.
03.02.2006 jerem PS: je sais ca reste du vol mais du vol passionnel
06.02.2006 David Duriez en fait ce fil de discussion est mal nommé. le P2P n'est pas responsable c'est le moyen de transport des fichiers illégaux. C'est plutôt "non à la légalisation du partage de la musique" car c'est de cela qu'il s'agit. Revenons 10 ans en arrière, un tel projet aurait voulu dire que tu achètes un cd donc tu as le droit de le préter ou de le copier à tes potes. Moi j'ai vraiment envie de dire qu'il faut plutôt se responsabiliser.. et relativiser. Tout le monde n'a pas mis sa discothèque à disposition sur le net. D'ailleurs je ne pas comment la license globale empéchera des sites comme les notres de vendre notre musique. Je crois sincérement que les gens qui achétent les disques n'arréteront pas pour autant. La license globale pourrait amener des revenus supplémentaires en faisant "payer" (c'est une taxe ne l'oublions pas, pas un paiement direct de la part du consommateur) la quasi totalité des internautes. Exactement comme la taxe sur les supports vierges (déjà pour la copie privée et qui atteint des sommets avec les disques durs de plus de 400 gigas).
Je sais que je me fais l'avocat du diable sur ce point là, mais je n'arrive pas à croire qu'instaurer ce genre de taxe fera tomber les ventes dans le néant. Un copyright reste un copyright, la copie privée reste privée. Tout contrevenant s'expose à des poursuites. Pourquoi cela serait il pire qu'aujourd'hui ? Je pense que la licence globale dégagera des revenus substantiels pour les artistes les plus populaires sans effets sur leurs ventes (en tout cas pas plus qu'aujourd'hui) - je n'entends absolument pas le mot "legalisation" avec un peu de recul.
J'ai donc décidé de ne pas signer la pétition contre la license globale à l'initiative des sociètés de producteurs.
19.02.2006 killersounds Je me marre en lisant ce topic. :p.. simplement, celui ou celle qui n'a rien en voudrait bien, mais celui ou celle qui en a trop en veut toujours plus...et cela même à l'époque où nous cassions des os dans les cavernes.
26.02.2006 laetitia et toi ton commentaire est tellement stupide qu'on se demande si tu es sorti un jour de ta caverne!!!
03.03.2006 james je trouve ce systeme de taxe stupide, attends, tu paie une taxe pour pouvoir telecharger autant que tu veux (jcroi que c'est le terme) et ensuite qu'est-ce qu'ils en font des thunes que tu leur a donné? comment est-ce qu'il vont repartir le total des taxes recoltées selon les artistes? comment savoir quels titres de quels artistes ont été le plus téléchargés et donc quels artistes devront toucher le plus de thunes? et meme si ont payent les labels pour pouvoir utiliser leur musique via le p2p est-ce que ca suffira ? est-ce que ca "vaut" vraiment? moi je crois pas... je trouve vraiment cette idée stupide
07.03.2006 killersounds pffff...parce que la sacem re-distribue de façon équitable? qui peut l'affirmer? à mon avis personne.
07.03.2006 killersounds (à laetitia) ..en voilà encore une qui n'a pas de cerveau... c désolant.
07.03.2006 laetitia celle qui n'a pas de cerveau sait au moins écrire français! "celle ou celui qui n'a rien en voudrait bien". ça ne veut rien dire. en voudrait bien de quoi? quel rapport avec le débat? et que viennent faire les hommes de caverne dans l'histoire? libre à toi de te marrer, même si ce débat ne fait marrer personne car les enjeux sont vitaux pour beaucoup de monde, mais si tu souhaites participer au débat fais le intelligemment en apportant des arguments concrets. bref sers toi de ton cerveau autrement qu'en balançant ce genre de post qui ne sert à rien, car apparemment tu as un cerveau si j'ai bien compris puisque tu trouves désolant que d'autres n'en n'aient pas? pour ton info saches également que la sacem est le meilleur organisme de gestion de droits d'auteurs au monde, aussi imparfait soit-il, que beaucoup d'artistes étrangers nous envient. et la répartition se fait au cas par cas en fonction des diffusions, et nominativement. exceptés pour les radios qui fonctionnent au forfait car leur audience est trop faible pour générer des droits importants.
07.03.2006 greg oula ça se fight ici. laetitia 1 killersounds 0....
14.04.2006 cies Moi je pense qu il n y a pas vraiment de solution. Notre travail c'est de faire evoluer le p2p a notre aventage et non de refermer des porte deja ouvert. Je pense qu'il y a d autre moyen de vendre notre music et la distribuer. Merci a tous la familllle....
27.09.2006
http://www.blay65.com
needle raised off the scale as the power converter began to vibrate so play65 Wheres your old man backgammon online What online backgammon Like what if we run out.
12.10.2006
http://www.blay65.com
George looked at him in disbelief play65 forgotten backgammon online Yeeeowww! God dammit! online backgammon something.
29.03.2007
http://www.blay65.com
Professor Brown carefully picked the recorder up and examined it His play65 away as possible but at the same time he knew he couldnt leave Eileen backgammon online Marty and Suzy both laughed as Professor Brown slipped into the room online backgammon spun around His fist connected solidly with Biffs face and the smile .
21.04.2007
20.05.2007 le-portugais-17 william lopes
20.05.2007 le-portugais-17 lopes william
20.05.2007 le-portugais-17 lopes william
|
|
|
 |